Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 22:47

La dérive sécuritaire est désormais une réalité en France. L'exception n'est plus la règle, les démonstrations de force deviennent monnaie courante. Comme ces descentes en milieu scolaire qui, sous des dehors de prévention, donnent le loisir d'observer le faussé creusé par une gendarmerie/police oublieuse de son vrai rôle et de ceux qu'elle sert....

*A écouter : extrait de l'émission de Daniel Memet "Là-bas si j'y suis" sur France Inter



 

L'article de Rue 89, un des seuls médias à avoir fait échos à ce scandale..
http://www.rue89.com/2008/12/01/drogues-faut-il-envoyer-la-police-dans-les-colleges
Par Carlly - Publié dans : Société
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 11:43


Se tenait fin novembre la 9e édition du Festival International Musique & Cinéma. L'occasion de décerner quelques prix et notamment celui du Jury, attribué cette année à The Cinematic Orchestra pour la BO de "Les ailes pourpres", documentaire (merci "La Marche de l'Empereur"!) produit par les studios Dysney. Pour leurs débuts, le groupe fait carton plein et remporte l'estime de la profession.
« J’ai toujours su que si notre film voulait se démarquer des autres documentaires animaliers, il nous fallait une bande son qui ne ressemble à aucune autre. J’admire le travail de The Cinematic Orchestra depuis plusieurs années maintenant, et chacun de leurs albums est plus extraordinaire, plus bouleversant et plus passionnant que le précédent.  La musique de LES AILES POURPRES: c’est une musique qui vous hante, magnifique, riche d’atmosphère, et les thèmes que Jason Swinscoe explore- la naissance, la mort et la régénération- reflètent ceux qui sont au cœur de notre film »,  propos de Leander Ward, le réalisateur.

Petit rappel pour les retardataires : The Cinematic Orchestra est un des chevaux de course de l'écurie anglaise Ninja Tune. Qualifiée de jazz downtempo, leur musique est inclassable, athmosphérique et visuelle. Déjà avec l'ouverture de The Loop, petit club british dans lequel les DJ s'imaginent compositeurs de BO le temps d'une soirée, la formation montrait quelques signes prémonitoires. On salut donc cette première concrétisation tant attendue avec l'impatience de pouvoir enfin poser une oreille dessus dès le 15 décembre! 
http://www.cinematicorchestra.com/
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Cinematic_Orchestra



Résumé officiel
C’est au cœur de l’Afrique, en un lieu sauvage et oublié du monde, que la nature offre l’un de ses derniers grands mystères : la naissance, la vie et la survie d’un million de flamants. Le lac Natron, situé au nord de la Tanzanie, dans la Vallée du Rift, est l’un des endroits les plus incroyables de notre planète : c’est un paysage magique de volcans, de canyons cachés, de plaines et d’étendues d’eau salée. Dans ces lieux hostiles, des oiseaux luttent pour survivre et faire face aux dangers, et leur histoire, dans ce décor si extraordinaire qu’il semble appartenir à une autre planète, nous rappelle qu’il existe encore sur Terre un univers entier qui attend d’être découvert...

En salle le 17 décembre



Petite info ciné musique en passant :
Les amateurs d'electro pourront être surpris d'apprendre que sire Matthew Herbert est l'un des trois compositeurs de la comédie musicale "Agathe Clery", dans laquelle Lemercier se retrouve dans la peau d'une femme noire. Accompagné de Crapou et Bruno Coulais, le trio avait déjà travaillé avec le réalisateur Etienne Chatiliez sur la fameuse pub pour Eram, culte aujourd'hui. Amateur averti, il avait publié l'année dernière un album reprenant à la sauce electro les standards du grand écran, intitulé "Score" à écouter absolument!!
Par Carlly - Publié dans : Cinéma cinéma
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 21:11

Du théâtre sans paroles, des décors magnifiques, des scènes percutantes, une bande-son imprégnant le spectateur qui se déplace autour cette arène moderne pour voir ce qui se passe à l’intérieur… La nouvelle création de la compagnie seine-et-marnaise offre une heure de spectacle vivant fort et inhabituel, remettant en question la relation entre public et spectacle. Chacun se retrouve dans une position de voyeur à l’affût de cette société enfermée entre 4 murs, se déchirant pleine d’une animalité qui ne lasse pas de déranger. Si ce n’est ce sentiment de déjà-vu, comme pris en faute par notre inaction perpétuelle face aux images que nous déverse la télévision « d’investigation » à longueur de temps.

 

On ne peut s’empêcher de penser à David Lynch, des lumières aux divers symboles qui parcourent l’œuvre de Denis Chabroullet (couteau, moto, sang), mais surtout pour la liberté d’interprétation laissée au public et, paraît-il aux acteurs. Le sens est parfois inutile à chercher, les images parlant d’elles-mêmes. Toutefois on surprend de nombreuses discussions à la sortie, chacun ayant une vision différente. Une belle preuve de réussite…

 

 

 

 

Présentation de la compagnie :
Une cité lacustre dont l'eau ressemble à un mélange de boue et d'huile de pierre. Plein cadre ou en panoramique,  parfois même en très gros plan, le spectateur observe, derrière les meurtrières d'une palissade,  une société emmurée dans un décor de carton-pâte, sur lequel est plantée une enseigne lumineuse clignotante : Azur / Azur / Azur...

Depuis 30 ans qu'il a abandonné la parole, Chabroullet creuse son sillon, dans l'observation d'un monde composite, où ses visions radicales et poétiques créent un théâtre aussi fantasmagorique que politique.
Quelques mots de Denis Chabroullet : «J'ai mis les comédiens à l'intérieur d'un périmètre fermé par des palissades de  bois :  les spectateurs regardent par les meurtrières les acteurs, qui regardent les spectateurs. Des écrans en lisière, captent grâce à des caméras dissimulées, les endroits inaccessibles.
Le lieu scénique est déjà un drame.
La scénographie, les objets sont soigneusement choisis, chargés d'un bonheur passé imaginaire. La nécessité de faire baigner le décor dans un coulis d'huile, de fuel, d'eau et autres matières dégénérées, provoque une harmonie en pleine déliquescence :  un naufrage prémédité.
Le décor est fermé, les habitants volontairement encerclés par leurs phobies sont pris au piège, le monde extérieur hurle dans leurs oreilles provoquant un acouphène.
Car il s'agit bien d'une société de femmes et d'hommes qui, par la peur du différent, ont décidé de se mettre en cage :  et re- voilà les murs. Leur construction remonte certainement à une époque où les hommes sont sortis de leurs cavernes... Au début de la Renaissance, on dressa des murs pour enfermer les juifs dans des ghettos afin de protéger les bons chrétiens ; et depuis, les murs ont fait du chemin : le vingtième siècle n'a rien inventé. Ce qui m'intéresse, ce sont les murs de demain : Berlin est tombé, mais déjà, le ronron interminable de la bétonnière tourne nuit et jour. Et que dire des murs invisibles, établis par des barrières juridiques et administratives, contre les migrants et les réfugiés...
Un thème fascinant !
Les inégalités flagrantes dans un monde sans retenues, l'inefficacité des gouvernants, la corruption permanente développent  une guérilla urbaine galopante. La société se fissure en société civile rejetant le monde politique, elle procure spontanément une puissance illusoire, une bombe à retardement...
 Mais je ne souhaite pas nous faire mourir dans ce sillon ; le monde passif flirt avec ses utopies...
 Il peut se retourner. »

 

 

 

 

 

Tous les lundis, vendredis et samedis jusqu'au 8 décembre 2008 à 20h30
"LA SERRE" (ex-Jardiland)
Lieusaint (77) - 01 60 60 41 30

Les 7,8,9,12 et 13 janvier 2009 à 20H30


Festival "Périphérique" - l'Apostrophe, scène nationale
Cergy-Pontoise (95) - 01 34 20 14 14

Les 4 et 5 Février 2009


Théâtre Luxembourg
Meaux (77) - 01 64 36 40 00

 

Site internet : www.theatredelamezzanine.com

Photos : @Caroline Dall'o 

Par Carlly - Publié dans : Compte rendu d'événement
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 16:33
Encore un beau moment capté par Jérémie. Interview croisée à découvrir également sur le site www.109.fr!
Par Carlly - Publié dans : Incontournables mais confidentiels
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 13:19

Je ne pensais pas faire quoi que ce soit à l'issue de ces trois concerts : terriblement déçue par les prestations des 2 premiers, découverte totale pour les derniers, l'envie d'écrire sur ces 3 événements ne me vient qu'aujourd'hui.

 

Fat Freddy's Drop (1ere partie : Madcon) - mercredi 12 novembre - Le Zénith (Paris)

 

   Un de mes immenses coups de cœur musicaux de ces dernières années, "Based on a True Story" est l'un des disques omniprésents sur ma platine, captivée à chaque écoute par cette fusion étonnante entre dub, funk, jazz, reggae, electro, et la voix incroyable Joe Dukie. Ratés à l'Elysée Montmartre en avril dernier, j'avais pu assister à ce qui restera dans les annales du Cabaret Sauvage comme l'une des meilleures dates du lieu en en juillet 2006. Groovy, fun, inventif, jamais ennuyeux, ce concert fut un moment exceptionnel pour la poignée de fans d'alors. Au diable l'avarice, j'investissais donc avec 2 mois d'avance 30€, ma place bien au chaud dans mon portefeuille, la consultant à l'occasion avec la fébrilité de ces rendez-vous qui s'annoncent exceptionnels.

Déjà , je trouvais que c'était une drôle d'idée de programmer au Zénith pour ce groupe à apprécier en comité restreint, mais mettre Madcon (auteur du tube "Beggin" honteusement retranscrit à la note près jusqu'à l'intonation de la voix sur le titre éponyme de Frankie Valli ) ... Là-dessus je ne m'étais pas tropée : ça n'a pas marché malgré la bonne humeur du public venu danser aux sons de leurs héros. La soupe musicale servie ce soir là était indigeste. le pire étant qu'à l'écoute de l'album, il semble s'agir d'un parti pris artistique! Aucun instrument ne se distinguait, pas de dynamique, plat, plat, plat. Les deeux MC élevés à l'école 'ricaine du "rise your hands in the air", qui criera le plus fort, les briquets et tutti quanti ... non merci!

 

Ensuite? Ensuite... j'en ai presque quelques larmes virtuelles. Mais que c'est-il passé en deux ans pour qu'ils aient tant perdu de leur aura?!! On les savait capables de morceaux très longs et planants en concert (plus de 20 minutes) comme sur le très bon live d'"Ernie". Mais là il ne se passait rien, la sauce ne prenait pas, Joe tout coincé avec sa guitare acoustique dont il ne sait pas jouer, planté sur la grande scène du Zénith rétrécit pour l'occasion (c'est ça d'avoir les yeux plus grands que le ventre!!). Petit espoir avec un des nouveaux morceaux s'acoquinant avec la house : au bout de 13 minutes, une jolie montée bien trippante qui annonce une éventuelle explosion rythmique.. et puis non. Rien! Je reste très curieuse d'écouter leur nouvel album qui devrait sortir début 2009, acr j'espère sincèrement qu'il s'agissait d'un accident de parcours. Je suis sortie de là comme s'il s'agissait d'un rendez-vous galant avec un mec hyper sexy qui vous drague toute la soirée et qui vous fait un signe de la main pour vous dire au revoir. Il n'y a rien de pire que la frustration ...

Pour me réconforter, j'écoute régulièrement leur webradio mis à dispo sur leur site officiel (plein d'artistes inconnus et de versions inédites!!) et regarde depuis leurs vidéos sur leur myspace et me dis que ce n'est que partie remise

 

 

 

Kaly Live Dub - vendredi 15 novembre - Nouveau Casino (Paris)

 

     Deux jour plus tard, j'apprends au débotté que l'un de mes groupes de dub préféré passe sur Paris pour une soirée live/DJ. Ni une, ni deux, j'embarque une amie et direction la salle d'Oberkampf. Pas de chance, le son est pourri, les basses ne portent personne, les aigus sont trop forts, et les médiums manquent à l'appel. Le groupe n'est pas à l'aise, ne semble pas s'entendre et les pains pleuvent à foison. bref, je me dis que je vais arrêter les concerts cette semaine, je dois être maudite...

 

Leur site officiel







La Chanson
du Dimanche (1ere partie Fanch) - mardi 25 novembre - La Cigale (Paris)

 

     Patricia, chargée de comm' du groupe, me propose un soir via facebook de venir au concert de ces nouveaux chansonniers dont on ne cesse de parler mais dont j'ignore tout. J’accepte volontiers, surtout que l'un de mes amis m'en a dit le plus grand bien suite à leur passage au Solidays cet été. Direction donc le boulevard Rochechouart en cette soirée frisquette. Comme pas mal d'autres dates, La Cigale affiche complet! Dans la file d'attente, des jeunes, des vieux, des hypes, des populos, des familles, des célibataires... J'adore!

 

Si Fanch, en solo avec sa guitare en bandoulière, n'a pas su me convaincre malgré une sincérité à fleur de peau, j'ai eu beaucoup de difficulté à avoir un avis arrêté sur le duo humoristique. J'ai passé un bon moment, surtout grâce au public, surexcité, chantant toutes les chansons et offrant un de ces moments de fusion collective si rares. Par contre, la ‘zique bontempi, les programmations estampillées 80's ... pfff, j'ai eu du mal ! Les textes sont en effet rigolos, mais ce succès qui défraie la chronique depuis un an, je m'interroge... Est-ce l'absence d'une vraie musique populaire qui a permis leur émergence? Car aujourd'hui, à part Patrick Sébastien, quels artistes proposent des textes faciles sur des airs simples, facilement mémorisables, avec une forte dose d'humour? Pas grand monde... J'ai repensé à Didier Super (que je vais voir la semaine prochaine au Point Virgule d'ailleurs). Bien moins consensuel, il a réussit  à faire de son répertoire discographique musicalement atroce des moments live riches et délirants. On aurait pu imaginer la même chose pour La Chanson du Dimanche, mais le plus étonnant est que cette approche semble être un des principaux points d'accroche des fans. Allez savoir...

 

Leur site officiel avec plein de vidéos dedans

Par Carlly - Publié dans : Compte rendu d'événement
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 12:19

Quand on découvre un groupe comme celui-là, la première réaction est souvent contrastée : est-ce de l'art ou cochon? Et la question récurrente : "mais qu'est-ce que c'est que ce délire!"

Un très bon, ludique, drôle, musicalement riche et duquel on devient rapidement fan, comme un amateur d'huîtres qui serait tombé sur une perle !

 

 

Vous pourrez ici consulter:

 

- Lire la présentation que le groupe fait de lui-même sur le web (ça met dans l'ambiance!)

 

- Mon article à paraître dans le prochain Longueur d'Ondes

 

- Trois vidéos réalisées en binôme avec Jérémie Fontaine de www.109.fr.

 

Bon voyage!!

 

 

Vladimir Bozar 'n' ze Sheraf Orkestär est à l'heure actuelle, l'un des groupes
Français les plus prometteurs dans le style de Mr Bungle. Ils viennent d'ailleurs de
collaborer pour leur premier album avec certains musiciens de Secret Chiefs 3 et
d'Estradasphere. L'origine de ce groupe remonte à 2002. A l'époque, certains
musiciens de Jean-Paul Trash (groupe emblématique de la scène Niçoise), Children
of invention (uniques vrais enfants de Frank Zappa ?) et Marto Ventouz (vous
aimez la musique qui fait peur ?) avaient décidé ensemble d'ouvrir un laboratoire de
recherches musicales. Après un travail acharné, le fruit de ces recherches avait enfin
un nom : Vladimir Bozar 'n' ze Sheraf Orkestär. Leur musique vous collera les pieds
aux plafonds, votre cerveau tournera à une vitesse inconnue jusqu'alors et telle une
lobotomie bien faite vous ne saurez plus qui vous êtes..

Vladimir Bozar 'n' ze Sheraf Orkestär
c'est Zappa qui s'est enfin rasé la moustache
Vladimir Bozar 'n' ze Sheraf Orkestär
c'est Mister Bungle et Mister Freeze réunis
Vladimir Bozar 'n' ze Sheraf Orkestär
alors que Raoule petite

 

 

Article Longueur d'Ondes - Hiver 08/09 

 

Difficile de décrire l’univers déjanté de ce groupe venu de Nice tant il regorge d’influences diverses et très variées. Les « Sheraf », comme ils se nomment eux-mêmes, œuvrent avec excellence dans l’art du pastiche musical, juxtaposant dans leurs compos une multitude de styles allant du black métal au classique, du tzigane à l’electro avec un humour féroce. On croise dans leur premier album « Universal Sparche » de nombreux clins d’œil aux héros télévisuels comme Rabbi Jacob, Gonzales ou encore un vibrant hommage à une célèbre pub pour les pâtes ! Pour l’anecdote, contacté par le groupe au hasard d’un coup de fil, Vladimir Cosma leur donnera toute liberté pour interpréter à leur guise sa BO du rabbin légendaire, qu’ils s’amusent à reprendre dans un « Grand Rabbi (la revanche d’un juif Japonais)» hilarant ! Mais attention ! Point de sample chez  Vladimir Bozar : « on joue toutes les parties nous-mêmes. L’idée de départ était de faire des morceaux avec des parties courtes et hétéroclites qui se tiennent. Certains morceaux comme « Panzoni Pasta » a été écrit d’un trait par Djé (maître es electro), puis nous avons fait varier les styles à l’intérieur par la suite. D’autres sont vraiment des patchworks, composés par plusieurs d’entre nous et mis ensemble ensuite ». Dans le même ordre d’idée, Pedro, le chanteur, est derrière toutes les parties chant qu’on jurerait provenir d’une dizaine de personnes différentes. Né en 2003 sur les cendres de deux formations déjà bien barrées (Jean-Paul Trash qui officiait dans le « carnaval core » et Children of Invention, un groupe de reprises de Zappa), le projet mûrit au fil des années. Toquant aux portes virtuelles de myspace, ils font la connaissance de Trey Spruance (Faith No More, Mr Bungle) qui accroche à leur démarche et avec qui ils tourneront en 2007, avant d’enregistrer en mars 2008 ce premier album auquel participent en guest de nombreux musiciens de Secret Chiefs 3 (side project des membres de Mr Bungle). Disponible sur les plateformes internet telles que Believe et Itunes depuis septembre dernier, l’autodistrib’ reste pour ce projet hors format, mais très exaltant, le moyen d’exister en attendant qu’une structure se décide enfin à distribuer physiquement leur cd surréalist qui éclaire la création musicale francophone actuelle de son humour aux qualités musicales indéniables. L’appel est lancé !


« Universal Sprache »
(Imago Productions)
www.myspace.com/vladimirbozar

 

 

 

 

 

 

 

Par Carlly - Publié dans : Interviews
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 18:19

Enregistrements MP3 des deux lectures de Jeanne Moreau à la Cartoucherie de Vincennes, le 7 avril 2008, suite à l'appel de Réseau Education Sans Frontières  "La vie plutôt que les chiffres / ÉCRIVONS UNE LETTRE AU MINISTRE DE L'IMMIGRATION" (Cf. "intro").

                  

Par Carlly - Publié dans : Société
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 15:43

Passé étonnament sous silence, le transfert de la radio de la bande FM au tout numérique est pourtant pour demain!

Je vous propose dans ce premier billet de vous faire part des arguments de plusieurs structures militant pour ou contre avant de relever avec vous les différentes questions que ce changement pose...



I - les arguments du site associatif "Vivement la radio numérique" (http://www.radionumerique.org)

En avril 2007, le CSA¹ a confirmé le choix de la norme T-DMB² pour la radio numérique sur le territoire français, à titre expérimental. Le plan prévisionnel de déploiement de cette dernière prévoit le lancement des premières émissions en 2008, et vise dans un premier temps, à s’étendre progressivement sur le territoire jusqu’en 2011.

La FM à bout de souffle

A la limite de la saturation avec ses 6000 fréquences, la bande FM française possède l’une des densités les plus fortes d’Europe mais n’enraille pourtant pas les inégalités de réception entre régions.
La numérisation de la radio va permettre à ses auditeurs, d’obtenir entre autre, une meilleure accessibilité aux programmes radiodiffusés, un nouveau confort d’écoute mais surtout, de nouveaux services comme la diffusion de contenus multimédias.
Il sera donc possible à toute personne possédant un poste de radio compatible, de profiter de ces nouveaux avantages. Il faut toutefois préciser que les récepteurs actuels ne sont pas capables de recevoir la radio numérique aussi, le développement de cette dernière va naturellement s’accompagner de la création d’une nouvelle génération de récepteurs dédiés sous forme de Mp3, baladeurs, téléphones mobiles, PMP, PAD etc.

Les premières expérimentations

Des autres expérimentations sont bien entendu nécessaires pour préparer le lancement de la radio numérique. Aussi en mai dernier, suite à des appels à candidatures, le CSA a accepté la mise en place de 8 expérimentations (Paris, Lyon et Rennes sont concernées ainsi que les axes Paris-Nantes, Lyon-Valence et Tours-Poitier). Ces dernières pourront toutefois être stoppées avant termes, si le conseil supérieur de l’audiovisuel juge qu’il dispose d’assez de certitudes pour lancer la radio numérique (voir le communiqué de presse du CSA de mai de 2007).


Auteur : VRN
1. Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (
www.csa.fr)
2. Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting


II - les arguments de l'association "Radios en lutte" (http://radiosenlutte.free.fr/)

Pourquoi une telle initiative?
Nous nous mobilisons aujourd’hui à l’occasion du passage à la Radio Numérique Terrestre, qui, tel qu’il est lancé pour l’instant (voir l’Appel à candidatures sur
le site du CSA), met nos antennes en péril. L’objectif de ce site est de mettre à disposition informations et analyses sur la question, pour les radios comme pour les auditrices et auditeurs, de relayer la mobilisation des un-e-s et des autres, et de poser l’enjeu dans le débat public.

Radios en lutte font circuler actuellement une pétition dont le propos est résumé dans cette tribune publiée dans L'Humanité du 28 juin 2008

« Grand ménage numérique : les radios libres sont en lutte »


On l’annonçait depuis des années, à grand renfort de réunions, d’expérimentations, de pressions, de rumeurs : la radio numérique terrestre (RNT) arrive, et c’est un bulldozer. La RNT vise à remplacer d’ici quelques années la bande FM, dont les fréquences seront vraisemblablement affectées aux gourmands opérateurs de la téléphonie mobile et de la navigation aérienne. Communiqués radieux de l’État, des industriels, des réseaux et des antennes commerciales. Silence total sur les radios associatives non commerciales. Pour cause : cet appel à candidatures, précipité et lancé sans concertation, non seulement les ignore, mais les met en danger : la « modernité » raboterait bien ce qui s’acharne à rester non lucratif et ouvert à celles et ceux qui n’ont pas la parole ailleurs, aux militants des mouvements sociaux, aux défricheurs sonores, aux minorités, aux associations…


Les radios associatives non commerciales, dites de catégorie A, sont subventionnées principalement par le Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER). Créé à la suite de la libéralisation de la FM pour garantir l’existence d’un secteur à but non lucratif, le FSER prélève une taxe sur la publicité de l’audiovisuel commercial et public et la reverse aux radios de catégorie A. Or, non seulement aucun financement spécifique n’a été annoncé pour le passage au numérique, mais l’approvisionnement du FSER risque d’être amoindri de 30 % dès 2009 par l’arrêt annoncé de la publicité sur l’audiovisuel public. Les coûts de passage au numérique sont pourtant considérables : formation à la nouvelle technologie, investissement en matériel et, surtout, double diffusion (en analogique et en numérique) pour un nombre d’années indéterminé. Les radios associatives n’ont actuellement aucun moyen de diffuser en numérique, pourtant on les avertit que les places seront rares et qu’elles ne seront prioritaires que sur le premier appel à candidatures.


La norme choisie, le T-DMB, isole la France de ses voisins européens, qui ont opté pour d’autres normes, et n’a pas été construite pour la radio mais pour la télévision : initialement développée pour la TNT sud-coréenne, elle a eu les faveurs des antennes commerciales et des réseaux français, alléchés par les revenus publicitaires, dialogues par webcams et autres produits dérivés qu’une meilleure définition d’image rend possibles. Tant pis pour celles et ceux qui proposaient de privilégier une ou des normes moins gourmandes en espace (permettant donc de diffuser davantage de radios), plus attentives à la qualité du son, aux tarifs moins onéreux, et offrant une meilleure compatibilité avec d’autres standards.


Quant aux auditrices et auditeurs, on ne leur donne guère la parole : on attend d’eux qu’ils remplacent les six postes radios estimés par foyer, par des récepteurs numériques pour l’instant inexistants en France, et bien plus coûteux que les transistors classiques. Ou bien qu’ils n’écoutent plus la radio que dans l’oreillette, sur leur téléphone portable, autoradio ou lecteur MP3. La radio était un média quasiment gratuit, elle deviendrait un outil technologique discriminant.


Cette transition vers le numérique se fait enfin dans un contexte très difficile pour l’ensemble des médias du tiers secteur (ni de service public ni commerciaux) et du milieu associatif (qui voit ses subventions et les aides à l’emploi se raréfier) et alors que les attaques contre le service public se multiplient.


Une coordination s’est donc constituée pour faire entendre la voix des radios libres et les associer aux mouvements sociaux actuels. Nous demandons le maintien de la bande FM sur le long terme. Nous demandons qu’aucune radio associative non commerciale ne disparaisse à cause de la RNT. Nous demandons une priorité sur l’ensemble des appels à candidatures. Nous demandons que des financements soient mis en place et que la diffusion équitable des radios de catégorie A soit organisée et garantie. Nous entendons défendre longtemps encore notre conception des médias et de la société.


Je vous laisse lire tranquillement et vous faire une idée... J'initie une nouvelle catégorie pour l'occasion car je pense que nous y reviendrons régulièrement.

Par Carlly - Publié dans : Radio Numérique Terrestre
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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 00:50
Un peu de décontraction (enfin façon de parler), avec ces petits jeux flash bien sympas mais costauds!

Part I - Mario Vintage
Les idoles de toute une génération de gamers, dont je fais partie. Mario et Luigi, leur bonhomie de plombier accrocs aux pizzas, les tubes verts et les briques, les perfides tortues qui sous leurs apparences de créatures adorables, sont de sournoises ennemies ! Bref, je vous laisse jouer ...

Par Carlly - Publié dans : se divertir ... mais pas à n'importe quel prix!
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 17:25


   Vingt-deux ans que le Festival de Marne propose à la rentrée sa quinzaine de festivités musicales. De mémoire, je crois qu'il s'agit de ma 12eme édition! En tant que journaliste ou simple mélomane, ce festival m’a toujours séduit par sa programmation, axée chanson bien qu’ouverte à tous types de musiques, mais surtout par son ambiance. Répartis sur le département, les concerts sont programmés en semaine dans les petites salles du 94. Le week-end s’ouvrent les 2 chapiteaux installés dans le parc départemental de Choisy-Le-Roi pour des journées thématiques lors desquelles les groupes ‘découverte’ se mêlent aux têtes d’affiche.

Outre la chance de découvrir d’excellents lieux comme la MJC Gérard Philipe de Villejuif ou la salle Jacques Brel de Fontenay/s Bois, le lieu central qu’est le parc de Choisy offre un espace vert clos où se mêlent un public coloré, familial et détendu. La sécu et l’organisation sont tous agréables, la restauration est simple mais abordable et de bonne qualité (présence d’un stand de la Confédération Paysanne et distribution gratuite de fruits en fin de soirées), … Bref des petits plus qui font toutes la différences en ces jours où le festivalier est parfois traité comme du bétail. Et surtout des tarifs entre 5 et 18€ (réduit pour les moins de 12 ans), qui au regard de l’offre est, vous l’avouerez, fort raisonnable !

Ajoutez à cela une programmation jeune public qui fait du « Refrain des gamins »  (nom de la prog jeunesse) l’un des plus importants rendez-vous annuels, grâce au travail de Gilles Avisse, dénicheur de talent du secteur. Enfin, pour la deuxième année, La JIMI (La Journée des Initiatives Musicales Indépendantes) permet au public, artistes en recherche de contacts et acteurs des musiques indépendantes, de se retrouver une journée entière sous le petit chapiteau pendant que sur la grande scène se succèdent les coups de cœur des programmateurs et de plus grands noms (cette année, Ezekiel, La Phaze et R Wan).



Ci-dessous, je vous propose de lire l’édito du directeur du festival :

MOINS DE SONS, PLUS DE SENS !

Chaque édition est, pour notre petite famille, l’occasion de questionnements : sain brassage d’idées alors que l’immense machine à homogénéiser est en marche.
« Pour voir loin, il faut y regarder de près… et les bouteilles à la mer ne ramènent pas souvent les réponses ». La juxtaposition de ces deux traits d’humour, attribués à Pierre Dac et Antoine Blondin, fixe un peu le cadre de notre réflexion. Une forme d’humilité dans la recherche d’une alternative résistante. Notre festival, moment de chanson plurielle, a toujours mis en avant le rapport à l’écriture et aux contenus qui interrogent la société. Les sons ne sauraient phagocyter les mots, et nous nous montrons soucieux d’une représentation équilibrée des différents courants de l’expression chantée. Résistance citoyenne à une société qui balance entre son dédain des « has been » et son goût prononcé pour la nostalgie. Le panurgisme de masse et la pensée monochrome rendent l’attente culturelle toujours plus réduite et prévisible, au moment où internet fusionne tous les médias.
Le sens ne se donne pas, il se construit. Autour de la culture de l’autre et du passage à l’action. Il ne suffit pas de constater l’uniformisation purement marchande des goûts et des pratiques. Dans ce bain sonore amniotique, nous entendons les rebelles du verbe, la force des mots et tout le sens qu’ils trimballent.
La Journée des Initiatives Musicales Indépendantes fédérera ceux qui n’ont pas assez la parole, les premiers pas ouvriront des espaces aux artistes en tout début de parcours. Un petit signe au grand Jacques et une soirée Punk un jour, punk toujours : trente ans déjà. Une programmation jeune public, qui depuis 22 ans, instille subtilité et diversité. Une soirée d’ouverture où nous vous ferons rencontrer des artistes que nous aidons tout au long de l’année. Bref, demandez le programme !!! Il est dense, parfois impertinent, solidaire et empli de cette envie de réaffirmer tout son sens.

Jean-Claude Barens
Directeur du FestiVal-de-Marne

Par Carlly - Publié dans : Compte rendu d'événement
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